Question croissance

Question croissance

Je souhaiterais partager aujourd’hui deux choses :

  • La première est une nouvelle parue ce jour concernant l’idée selon laquelle un mois de confinement ferait perdre 3 points de PIB à la croissance annuelle française. Un exemple d’article reprenant ce fait sur cette page.
  • La seconde, c’est une page (parmi d’autres) reprenant un rapport sorti en 1972 sur la question de la croissance : le Rapport Meadow rédigé par le Club de Rome.

Je partage ces deux choses car je souhaiterais soulever quelques points sur cette notion de croissance, chère à presque toutes les économies de ce monde.

Prenez n’importe quel bon livre d’économie et reportez-vous à la définition de croissance. A titre personnel je vous donne le début de celle de la revue Challenges définissant la croissance, au niveau d’un pays comme étant « la variation de la production de biens et de services ». A noter qu’une variation peut être aussi positive que négative, voire stable (pas de variation).

Très rapidement :

Être en croissance d’année en année signifie que chaque année l’économie produit plus que l’année précédente. Libre à chacun de considérer s’il est bon ou non d’être en croissance, mais surtout libre à chacun de se positionner en comprenant ce qu’il y a derrière la notion de croissance.

Le rapport Meadow évoque cette question en soulignant une alternative : celle de la décroissance, à savoir de continuer à produire, mais moins que l’année d’avant. Car si l’on songe bien, quel est l’objectif de la croissance pour une nation ? Un des sujets de devoir assez connus dans l’univers académique concernant la croissance est le suivant : Pourquoi la croissance, la croissance pour quoi ?

Pour les plus motivé.es, voici une copie jugé très bonne sur le sujet, vous y retrouverez des notions vies en début de ce billet.

Ce qu’il faut en retenir, entre autres, c’est que la réponse s’appréciera en fonction du contexte dans lequel la croissance existe. Il est mentionné par exemple que dans une situation d’après guerre, la reconstruction d’un pays passe par une période de croissance nécessaire. Il lui faut créer de la valeur, de la richesse pour revenir à un état capable de subvenir aux besoin de sa population.

A l’inverse, en période « calme », quel est le véritable intérêt d’aller chercher à croître toujours plus ?

La question de la croissance elle-même est fascinante tant les théories se cumulent, tentant de trouver une réponse. Là encore pour les plus motivé.es, une pléthore d’ouvrage existe et les références ne manquent pas. Pour autant, j’invite chacun à se demander quel est son rapport avec l’idée d’avoir plus, de créer plus. Je les invite à se questionner d’autant plus en cette période d’introspection forcée où la consommation se voit ralentie. Quelles sont les raisons pour lesquelles j’ai choisi d’acheter tel sac, telle paire de chaussure, tel vêtement de marque ? Car derrière le simple achat d’un sac, c’est tout un outils de production qui se met en route, avec comme objectif d’accroître ses ventes et donc répondre à ce besoin de croissance au niveau national.

Bonne journée

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Pour aller plus loin sur l’économie en général, je vous recommande ces deux ouvrages :
Antimanuel d’économie Tome 1 – Les fourmis de Bernard Maris
Antimanuel d’économie Tome 2 – Les cigales du même auteur.
Une approche différente de l’histoire économique bien plus digeste que les ouvrages spécialisés et parfois trop académiques.

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