Comment questionner ? Comment composer avec l’incertitude du questionnement constant ? Paradigmatiks souhaite y répondre en proposant deux possibilités de questionnement.

Comment et pourquoi ?

« Quand ton regard pénètre longtemps au fond d’un abîme, l’abîme, lui aussi pénètre en toi »

Nietzsche – Par delà le bien et le mal

La perte de sens, une constante dont on use et abuse

« Enquête de sens » ou « en quête de sens » ? Combien de magazine se sont amusés de ce jeu de mots somme toute intéressant, mais pour capter une attention du futur lecteur ? Combien d’espoirs nés de la solution du bonheur qui en définitif se résument à des indications relevant d’un bon sens qui devrait être inné ?

Inespérée mais innée quand même, car cette capacité à penser, ressentir, ne vient pas d’une astuce de telle quidam psalmodiant qui ne sont en définitif que des portes ouvertes. Elle provient de nous-même car elle est déjà présente en nous, depuis le début. Tout est une question de perspective, mais surtout d’envie.

Nietzsche souligne avec brio le mal de nos sociétés occidentales, véritables pèlerines d’un Dieu technologique et financier dont les dirigeants ne sont que les suppots. Les état des lieux de cette catastrophe ne cessent de faire la une des médias. A continuer de faire vivre ce système, ce n’est plus un regard, mais une conscience collective qui pénètre dans cet abîme. Le retour de bâton n’est que plus fort, avec une conscience et un esprit façonnés par les vices de ces sociétés.

Bonne nouvelle pour autant, car tout revers de médaille à sa face positive, agréable, sereine, vivante. Laissons Nietzsche et cette lecture fort pessimiste de l’état des choses pour donner la parole à Goethe, qui nous donne des clés pour poursuivre un changement qui est déjà observable. Car si les cancrelats médiatiques aiment à nous instruire par la peur et le manque de sens, l’une des principales actrice du changement se retrouve dans nos consciences.

« Tu es l’égal de l’esprit que tu conçois. »

Goethe – Faust

La recherche de sens, une nouvelle constante dont il faut user et abuser

Une recherche de sens, oui mais laquelle ? Quel sens donner au sens lui-même, pourquoi ? comment ?

Il n’y a pas 36 méthodes pour donner du sens à ce qui semble ne pas en avoir. Nous pourrions même aller jusqu’à dire qu’il n’y en a véritablement qu’une seule : celle du questionnement, que nous avançons avec fierté et envie. A cela les détracteurs pourront avancer que nous pourrions questionner cette philosophie, revenant en quelques sortes à questionner le questionnement lui-même. Ceci étant, cela reviendrait à suivre cette philosophie, ce dont nous ne pouvons que nous féliciter.

Nul besoin de donner réponse précise. L’objet du questionnement est de mettre en perspective quelque chose et le travailler. En d’autres termes, cela revient à déconstruire la chose, arriver à une situation qui ne peut plus être réduite, et la reconstruire, mais sans les multiples biais qui nous animent. Et c’est à ce moment que la magie opère, avec un sens nouveau qui nous est propre, qui nous convient, et qui nous recentre. En résumé, qui nous permet d’être nous-même.